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  • Serge F.

Ecoutez, on est au bout d'un rouleau...

Dernière mise à jour : 29 août 2022


Expression connue aujourd'hui


"Etre au bout du rouleau..."


A ce jour, 3 origines sont connues pour l’expression « Au bout du rouleau » :


  1. Au 14 ième siècle, les “livres" étaient constitués de feuilles collées les unes à la suite des autres, enroulées ensuite autour d’un rouleau en ivoire ou en buis, appelé le rôle. Les comédiens ayant leur texte écrit sur de petits rôles (rôlet) arrivaient rapidement au bout de leur…rôlet. Ils se retrouvaient alors à cours d’argument, de ressources d’actions et de jeu.

  2. Au 19ième siècle, les banquiers avaient pour habitude de ranger les pièces en rouleau. Etre au bout du rouleau signifiait donc ne plus avoir de ressources financières.

  3. Toujours au 19ième siècle, les cylindres des phonographes émettaient des sons de moins en moins harmonieux à mesure que le ressort se détendait. Etre au bout du rouleau symbolisait dans ce cas l’état d’épuisement, de pénibilité, en référence au son disgracieux qui était produit en fin de rouleau.


 

Mutation observée de l'expression


"Etre au bout d’un rouleau”



“… là Monsieur Jacquemin, vous devez bien comprendre que nous sommes tous au bout d’un rouleau…”

Entendu à Bruxelles en septembre 2017. Interview Radio

Substitut du procureur qui explique le sous-financement de la justice


Tentative d'interprétation


Dans l’esprit de notre Substitut du Procureur, être au bout d'un rouleau représente très probablement une version contemporaine du burn-out.


Aujourd'hui nous tentons autant que possible de séparer notre vie professionnelle de notre vie familiale, ou de notre vie sociale, voire de notre épanouissement personnel. Il est donc parfaitement concevable d’être au bout du rouleau professionnel sans, par exemple, être au bout d’un des rouleaux privés.


Si cette tendance se confirme il n’est pas exclu que dans les années et décennies à venir, l’expression soit complétée par le type de rouleau au bout duquel on se trouve, même si, convenons-en, l’expression perdrait un peu de son charme.



Autre interprétation :-) (merci à Vincent Dubois)



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