Il faut appuyer là où le bas blesse
- Serge F.

- 14 févr. 2025
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 13 janv.
Expression connue aujourd'hui
«là où le bât blesse...»
Revenons au commencement. Qu’est-ce que le «bât»? Il vient du latin bastum, signifiant «ce qui porte», de bastare, «porter». Cette écriture latine explique d’ailleurs l’orthographe du mot, avec un accent circonflexe et un «t». Le mot désigne le dispositif que l’on place sur le dos des bêtes de somme pour le transport de leur charge. Il s’agit souvent d’un simple appareil de bois.
Notre expression apparaît dès le milieu du XVe siècle. Le bât, équipement indispensable pour les ânes ou encore les mulets, est souvent rudimentaire, parfois mal adapté, contrairement à la selle conçue pour le confort du cavalier. C’est dans ce frottement quotidien entre la bête et l’outil que naît la formule. Un bât mal ajusté peut provoquer des blessures, des plaies lentes à cicatriser, particulièrement douloureuses pour l’animal. Dire «c’est là que le bât blesse» revient donc à dire que l’on a trouvé la cause d’une souffrance, le point sensible d’une personne, ou tout simplement l’endroit précis où réside un problème, une faille dans une situation donnée.
Mutation observée de l'expression
"appuyer là où le bas blesse.. ”

“A ce moment là dans le match, il faut appuyer là où le bas blesse...”
Entendu par Sylvio P.
Match Standard Genk coupe - Dec 2024
Media - RTL
Tentative d'interprétation
Sylvio nous propose inconsciemment une double mutation. Il propose à la fois d'appuyer à l'endroit où cela fait déjà mal (pas très fairplay) mais aussi et très probablement au niveau du bas (entendez celui du footballeur) et non du bât utilisé autrefois sur les bêtes de somme, qui était l'endroit où la blessure naissait.
Cette mutation a sans doute un avenir, mais exclusivement dans le monde du sport et parmi les commentateurs sportifs...Restons attentifs

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